Jammy.Un détail noté par le même Rodolphe de Nimègue dans la première édition de sa Legenda Beati Alberti fait difficulté;

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Jammy.Un détail noté par le même Rodolphe de Nimègue dans la première édition de sa Legenda Beati Alberti fait difficulté; on y lit : « Incipit : Numquid cesset mihi spina. Qui liber ab aliquo abbreviatus sic incipit : Clara est quae numquam marcescit sapientia » (2). D'où provient cet « incipit » dont on ne retrouve plus aucune trace? Que signifie cet « abbreviatus » ? le Mariale original était-il plus long que celui que nous possédons maintenant ?En réponse à ces questions M. Weiss (3) propose une hypothèse fort plausible. Il est vrai, dit-il, que le Mariale tel qu'édité par Borgnet et Jammy contient 230 questions; mais dans quelques manuscrits l'ouvrage en a 313. Les 83 questions additionnelles auraient été insérées tardivement et seraient l'œuvre du Vén. Engelbert, abbé d'Admont en Autriche (4).Le Mariale est une étude bien construite, ingénieusement organisée. Malgré le titre Super Evangelium Missus est, c'est un commentaire purement théologique, nullement exégétique. La recherche du sens intégral des mots Gratia plena en forme la partie principale. Une investigation poussée et pour ainsi dire purement déductive permet à saint Albert d'attribuer à la Sainte Vierge tous les dons divins, toutes les « grâces » susceptibles d'enrichir l'âme d'une créature.L'analyse des prérogatives de Marie est menée parfois très loin. Ainsi saint Albert, suivant d'ailleurs en cela la mode de son temps, va jusqu'à se demander si la Mère du Sauveur savait le contenu des livres des Sentences, si elle était compétente dans les arts libéraux du « tri-vium » et du « quadrivium ». Il s'enquiert avec beaucoup de soin de la teinte de ses cheveux. Mais le plus souvent les sujets traités sont d'une noble élévation et bien en proportion avec le génie de l'auteur et laSoest, qui elle-même est dépendante de l'œuvre de Henri de www.lvpascher.fr

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